Charles de Coynart

Résumé

Charles de Coynart Les Guérin de Tencin (1520-1758… (1910)

L'abbé Veyret courut à la porte du boudoir, l'ouvrit et aperçut La Fresnaye assis sur le canapé, la tête penchée contre la muraille ; audessous de sa main droite gisait sur le plancher le pistolet de poche dont il venait de se servir.
« Il est mort ! s'écria l'abbé, il s'est tué ! »
A ces mots, Mme de Tencin et sa soeur s'enfuirent épouvantées dans le salon, suivies du jeune chevalier de Tencin. Toute cette scène s'était déroulée très rapidement car Sébastien revenait juste de la porte de la rue quand il entendit les dames qui se sauvaient.
Source : Gallica

Charles de Coynart Les Guérin de Tencin (1520-1758… (1910)

C'était l'ancien précepteur du duc d'Orléans, l'abbé Dubois, dans la vie de qui on peut dire que Mme de Tencin fut la seule femme qui joua véritablement un rôle et duquel aussi elle tira le meilleur de son prestige et de son influence.
Saint-Simon nous le dépeint : « un petit homme maigre, effilé, chafoin, à perruque blonde, à mine de fouine, à physionomie d'esprit, qui était en plein ce qu'un mauvais Français appelle sacre, mais qui ne se peut guère exprimer autrement. Tous les vices combattaient en lui à qui en demeurerait le maître. »
Source : Gallica

Charles de Coynart Les Guérin de Tencin (1520-1758… (1910)

On peut dire que toute la vie de Mme de Tencin se concentra sur une affection unique, celle qu'elle éprouva pour son frère; et sur une seule ambition, celle de faire parvenir l'abbé aux plus hautes dignités.
C'est cette tendresse, bien légitime pourtant, qui a donné lieu aux plus infâmes calomnies touchant les relations du frère et de la soeur; et c'est cette ambition, dont Mme de Tencin laissait probablement apercevoir l'ardeur, qui a fait attribuer au cardinal le rôle d'un pantin dont l'intelligente femme aurait tenu les fils.
Source : Gallica

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