M. d' Yauville

Résumé

M. d' Yauville Traité de vénerie (1929)

Un veneur qui aime à manœuvrer seul est un homme qui cherche à se distinguer, et qui rarement travaille pour le mieux; il cherche à faire des choses extraordinaires pour avoir la gloire de dire que c'est lui qui a fait prendre le cerf. Si l'amusement de la chasse ne consiste qu'à prendre un cerf, on peut l'attendre au coin d'un buisson avec un fusil ou avec une laisse de levriers; mais l'art de la chasse est l'art de forcer un cerf avec des chiens dressés et guidés par des hommes
Source : Gallica

M. d' Yauville Traité de vénerie (1929)

Un commandant d'équipage doit avoir attention, autant qu'il se peut, de distribuer les quêtes de façon qu'elles puissent être faites exactement, c'est-à-dire qu'elles n'ayent pas trop d'étendue. Un valet de limier, qui sait que sa quête est grande, néglige souvent des choses essentielles, dans l'espérance qu'il trouvera mieux; le soleil monte, la chaleur vient, et il n'est plus temps de revenir sur ses pas. Il seroit à désirer que les grands devants d'une quête pussent être faits en moins de deux heures de temps, en supposant même que le valet de limier trouve des voies qui l'occupent.
Source : Gallica

M. d' Yauville Traité de vénerie (1859)

Souvent un valet de limier se prévient ; quelques connoissances avantageuses le séduisent et l'aveuglent sur celles qui pourroient lui donner du soupçon ; son camarade lui communique ses observations et le fait revenir. S'ils sont embarrassés pour détourner un cerf, ils se communiquent leurs idées et manœuvrent en intelligence. Un limier plus vigoureux et plus confirmé assure la manœuvre d'un autre sur lequel on a moins de confiance.
Source : Gallica

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