Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 mars 1861
“ On ne peut pas s’imaginer de quelle espèce de musique M. Wagner a enveloppé cette scène de volupté, qui est un des lieux-communs les plus usés de la poétique de l’opéra. Ni la danse des nymphes, ni l’interminable dialogue des deux amans, qui se querellent sans se comprendre et sans que jamais les deux voix parviennent à s’étreindre et à former un ensemble tolérable, n’ont inspiré au compositeur un rhythme, une harmonie, une idée musicale quelconque qui fasse saillie au-dessus d’un vaste grouillement de sons où l’oreille éperdue ne sait à quel accident se prendre. ”
