Henri Blaze de Bury,
Goethe et Beethoven
(1892)
“ Weber lui-même a cruellement souffert du contretemps, et son Euryanthe y eût succombé sans la prodigieuse somme de vitalité qu'elle enferme : la musique d'Euryanthe avait en elle de quoi triompher du plus absurde des poèmes. Le véritable opéra de l'avenir fut celui-là ; vous y êtes comme sur une hauteur d'où vous contemplez tout ce qui s'agite dans la plaine ; pas un seul sentiment ne se trouve là que l'opéra moderne, — héroïque, romantique ou mythique, — n'ait depuis fait passer dans toutes les modulations. ”
