Noël Vesper, Figures de la voie sacrée (1931)
“ Est-il quelque projet que ton amant ne fasse, Ira-t-il conjurer les astres d'Orient? Ou comme le tenta le poète de Thrace Dans le funèbre écho de Cerbère aboyant, Descendrai-je vers l'ombre et le passé fuyant T'arracher, Eurydice, à l'Achéron vorace? Hélas ! il n'est plus rien qui sauve, en un tel jour Où se trouvent liés la Parque avec l'Amour, Ce que tu m'as donné de puissant et de tendre; L'une épuise le cœur et l'autre le désir... Si déjà nous tremblons aux bords du souvenir, Comment survivrons-nous à cette double cendre? ”
