Noël Vesper, Figures de la voie sacrée (1931)
“ Ah ! de ces tristes bords où le jour est en fuite, Ces rives où tu vois des noirs cyprès la suite Gémissante, et les fûts d'un temple — cet enclos Garde, vide et jaloux, ce qui n'est pas éclos —, j'appelle Orphée.. Orphée! 0 rives plus parfaites, Mes bras veulent étreindre et mon cœur peut brûler, J'ai frémissant en moi tout l'être à t'immoler. J'arrache mon corps vierge à sa gangue éternelle, Je rassemble mes sens, et mon âme rebelle Je la fixe, la règle, et prépare en secret Le délire ! Demain tout montera d'un jet ! ”
