Camille Bellaigue, Revue musicale - 14 juillet 1889
“ On doit le respect à la vieillesse du talent et peut être encore plus d’égards à de grands souvenirs qu’à d’heureuses promesses. On discute l’œuvre d’un commençant ; on s’incline devant celle d’un maître au terme d’une longue et belle carrière. La musique de M. Ambroise Thomas est ce qu’elle devait être : un peu pâle, un peu grise ; la flamme y manque, mais non pas les reflets, et çà et là tel ou tel morceau : l’introduction, le second pas des libellules, le sommeil de Miranda, les chœurs dans la coulisse, tout cela, par la pureté du style, par le bon goût de l’instrumentation ”
