D.-L. Eimann, Histoires cavalières, avec une préface d'Alexandre Dumas (1854)
“ Blanche, brisée, tuée par elle, tomba épuisée dans les bras de son amant. Eugène, tremblant pour elle, les yeux pleins de larmes, voulut la ranimer encore. Il lui fit respirer des sels, il l'anima de son souffle, comme on galvanise le corps dont la vie s'est retirée, et elle revint à elle. La fièvre l'avait laissée; mais elle l'avait tuée. Elle reconnut Eugène, et, l'attirant sur son coeur, elle lui dit d'une voix basse, brisée : — La vie m'abandonne... Tu auras ma dernière pensée, mais fais appeler un prêtre... que je ne meure pas sans emporter l'absolution de mes fautes, de mes péchés. ”
