Gaston Leroux,
Le Fauteuil hanté
“ Mais la honte qu’il conçut soudain de sa pusillanimité le retint sur le bord de cet abîme obscur où l’âme humaine, prise de vertige, se laisse choir. Il se souvint à temps qu’il était le secrétaire perpétuel de l’immortalité, et ayant fait, pour la seconde fois dans cette soirée mouvementée, le sacrifice de sa misérable vie, il se livra à un grand effort moral et physique qui le conduisit, quelques secondes plus tard, armé, à gauche, d’un parapluie, à droite, d’une paire de pincettes, devant une porte du premier étage que la Babette ébranlait à grands coups de tisonnier... ”
