Marie-Antoinette-Élisabeth Le Michaud d'Arçon Vaudey de Vellexon

Élements biographiques

Marie-Antoinette-Élisabeth Le Michaud d'Arçon Vaudey de Vellexon Les Causeries d'une vieille femme avec elle-même… (1847)

Lorsque Luisa commença à reprendre ses sens, ses idées étaient encore confuses ; elle sentait qu'un malheur l'avait frappée; « Manuel, dit-elle, Manuel, ah ! ne le tuez pas. » Elle prononçait ces mots avec une profonde terreur. — « Mais que parlez - vous de tuer? Rassurez-vous; vous êtes avec un protecteur qui vous défendrait si on voulait vous attaquer. »
Luisa se souleva, et regarda avec effroi la porte du clocher qu'elle s'attendait à voir ouverte.
Source : Gallica

Marie-Antoinette-Élisabeth Le Michaud d'Arçon Vaudey de Vellexon Les Causeries d'une vieille femme avec elle-même… (1847)

L'espérance, qui embellit tout ce qu'elle nous montre, ne laisse point de place dans notre coeur pour l'envie tant que nous montons l'échelle de la vie; mais quand au sommet de cette échelle, où nous croyons trouver tout ce que nous désirions, nous n'avons trouvé que des déceptions, c'est alors que commencent les tourments de l'envie. Ce défaut est un de ceux qui peuvent nuire le plus à notre bonheur, car il n'est pas une situation où l'on ne puisse trouver quelqu'un supérieur à soi.
Source : Gallica

Marie-Antoinette-Élisabeth Le Michaud d'Arçon Vaudey de Vellexon Les Causeries d'une vieille femme avec elle-même… (1847)

Si on suivait ces raisonneuses, on pourrait voir que leurs affaires de coeur finissent comme celles de la femme la moins délicate.
Il est bien des sortes d'amour. A combien de liaisons qui lui ressemblent on a donné son nom!...
Si on dégage ce sentiment de tout ce que l'opinion lui prête, ce n'est plus qu'une passion vile.
Si, au contraire, on l'embellit de tout le charme dont une imagination exaltée peut le parer, on en fait quelquefois une folie, qui
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-50 — entraîne aux plus grands malheurs.
Source : Gallica

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