Félicien Mallefille,
Monsieur Corbeau, par Félicien Mallefille
(1859)
“ Le rossignol s'arrêta en planant. — Pars, — dit le génie. — Jamais, — dit le rossignol en se précipitant vers la rose. — Lève ta tête, ô Gul, et regarde ton amant qui revient à toi pour toujours. Je sens que la moitié de ma vie est en toi, ma bien-aimée, et loin de toi je ne respirerais plus qu'à moitié. Que m'importe maintenant la liberté? La liberté est bonne aux malheureux et aux inconstants ; elle est inutile aux heureux et aux fidèles. Vivre avec toi toujours, c'est être éternellement heureux : et qui peut se plaindre de l'éternité du bonheur? — O Bulbul, sois béni, — dit la rose. ”

