Michel Delines

Élements biographiques

Michel Delines L'Allemagne jugée par la Russie (1887)

En effet, Faust est une oeuvre qui ne pouvait être enfantée que par un égoïste. Goethe, ce défenseur de l'ordre terrestre, cet ennemi de tout faux idéal, de tout surnaturel, a le premier pris la défense non point de l'humanité, mais de l'homme individuel en lutte avec ses propres passions... Il a démontré que l'homme possède en soi une force immuable, qu'il peut subsister sans aucun soutien extérieur, qu'en dépit de tous ses doutes, de toute la pauvreté de ses croyances, de la faiblesse de ses hypothèses, il a le droit et la possibilité d'être heureux et de pouvoir l'être sans honte.
Source : Gallica

Michel Delines L'Allemagne jugée par la Russie (1887)

L'Allemagne a besoin de nous ; elle a besoin de nous, non seulement pour une alliance politique passagère, mais pour une action éternelle. L'idée de l'unité de l'Allemagne est vaste, grandiose et son origine se perd dans la profondeur des siècles. L'objet de son action, c'est l'Occident tout entier. Sa mission est de substituer aux principes romains et gaulois ses propres principes, pour devenir la maîtresse de l'Occident en abandonnant l'Orient à la Russie.
Source : Gallica

Michel Delines L'Allemagne jugée par la Russie (1887)

Les Allemands — voilà notre ennemi commun, et nous devons le combattre ensemble. Nous, Russes, nous avons péché contre vous Polonais, mais qui est sans péché... Oublions le passé... unissons-nous pour la défense commune, car sans cela de grands malheurs surviendront; les Allemands, je le répète, voilà notre ennemi commun... Nos querelles slaves sont des conflits passagers... Vous. Polonais, vous avez une civilisation plus avancée que la nôtre, et notre alliance ne peut que vous être avantageuse à beaucoup d'égards.
Source : Gallica

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