Art russe

Définition et enjeux

Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu Revue des Deux Mondes

Ce que n’a pu faire autrefois l’ancienne Moscovie, tirer des types byzantins un art nouveau, la Russie moderne ne saurait aujourd’hui l’accomplir ; elle en a passé l’âge. De pareilles mues ne s’opèrent qu’à l’adolescence des nations. Depuis que la Russie est envahie par l’imitation de l’art occidental, la peinture religieuse a peine à rien créer d’original. Tous les efforts pour la renouveler ne font que montrer la difficulté de sortir du style byzantin sans tomber dans le style profane. Le problème est d’autant plus malaisé, que l’art russe contemporain incline plus franchement au réalisme.
Source : Wikisource

Pavel Pavlovič Muratov Trente-cinq primitifs russes : collection Jacques Zolotnitzky (1931)

La peinture byzantine est formée d'une fusion des modes de représentation dus à l'hellénisme, avec l'élément rythmique inspiré à l'art chrétien par le rythme même de la liturgie. C'est cet élément rythmique que l'art russe conserva intact jusqu'à la fin du XVIe siècle. L'icone russe séduit avant tout par le beau mouvement de sa composition, par la musique intérieure de son ordonnance. Ces qualités qui relèvent de l'art pur dominent pendant toute la meilleure époque et ne laissent presque pas de place aux autres préoccupations de l'artiste telles que la narration ou l'illustration.
Source : Gallica

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