Konstantin Stoyanovitch

Résumé

Konstantin Stoyanovitch Le paysan du Danube, ou La guerre de conquête (1969)

Mais par la crainte du maître et les particularités du service, la conscience de l'esclave n'est que pour elle-même, elle n'est pas encore l'être-en-soi. C'est par la médiation du travail qu'elle vient à soi-même. Dans ce qui correspond au désir dans la conscience du maître, c'est le côté du rapport inessentiel et à la chose qui paraît échoir à la conscience servante, puisque dans ce rapport la chose maintient son indépendance. Le désir s'est réservé à lui-même, par la puissance, la pure négation de l'objet, et c'est pourquoi cette satisfaction est un état évanescent.
Source : Gallica

Konstantin Stoyanovitch Le paysan du Danube, ou La guerre de conquête (1969)

Si l'on prend en considération un type historique (mais il n'y en a pas qui ne soient historiques) de la catégorie du maître et de l'esclave, celui, par exemple, de la société bourgeoise, le plus proche de nous, on voit ceci : le vaincu ou l'esclave immédiat produit par l'issue du combat pour le besoin d'être entre l'aristocratie et la bourgeoisie, c'est l'aristocratie, mais l'esclave qui se révoltera contre le maître bourgeois, ce ne sera plus l'aristocrate, mais le prolétaire, l'aristocrate étant en tant qu'être humain-social conscient de soi enterré définitivement au moment de sa défaite.
Source : Gallica

Konstantin Stoyanovitch Le paysan du Danube, ou La guerre de conquête (1969)

Si seulement les autres étaient pacifiques, s'ils remplissaient scrupuleusement leurs obligations juridiques, s'ils m'aimaient comme ils aiment eux-mêmes, ne pourrais-je pas alors accomplir (dans la mesure de l'objectivement possible) mon être avec certitude et dans les délais voulus, au lieu d'être toujours suspendu à un point d'interrogation sur ce sujet capital et même de courir un danger permanent d'échouer et de périr ? D'où la règle de conduite : la paix internationale doit être préservée; l'ordre juridique (et social) doit être respecté; on doit aimer les autres comme on aime soi-même.
Source : Gallica

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