Konstantin Stoyanovitch

Résumé

Konstantin Stoyanovitch Le besoin d'être : essai d'anthroposociologie (1978)

Mais lors même qu'il se trouve dans la catégorie des vainqueurs, l'être humain-social n'est pas bien différent quant à l'essentiel. Il éprouve le même sentiment d'incomplétude de soi et la même angoisse devant l'avenir et le problème de sa complétion. Il croit lui aussi à la chute originelle et à la rédemption, il se voit lui aussi prolongé par les deux néants à l'avant et à l'arrière de son être réel. Il est lui aussi idéologique de par sa nature, parce que, tout comme le vaincu, il est situé dans la rareté des biens de satisfaction et une socialité conditionnée par cette rareté.
Source : Gallica

Konstantin Stoyanovitch Le besoin d'être : essai d'anthroposociologie (1978)

C'est la satisfaction du besoin d'être qui en est une par rapport à eux, tandis qu'ils ne sont qu'un moyen par rapport à elle. Et à son tour, la satisfaction elle-même n'est qu'un moyen par rapport au besoin d'être, qui se trouve ainsi au sommet de cette cascade de moyens et de fins, depuis le combat originaire pour le besoin d'être jusqu'à la satisfaction du moindre besoin concret. On peut donc dire que cette fin, n'étant le moyen d'aucune autre fin, est l'accomplissement de soi du sujet du besoin d'être, d'ailleurs jamais définitif, toujours à recommencer.
Source : Gallica

Konstantin Stoyanovitch Le besoin d'être : essai d'anthroposociologie (1978)

Ce sont là nos fils de toile d'araignée, fils le long desquels nous ne cessons de glisser, tantôt nous rejoignant, tantôt nous fuyant, mais n'existant qu'en fonction les uns des autres, jamais autrement, notre existence se cristallisant, formant des univers clos (à deux, à plusieurs) à chacune de nos rencontres ou de nos fuites. C'est que la vie humaine, conçue dans la multiplicité, dans laquelle je m'agite, est la plus rigide, la plus exigeante, la plus absorbante des structures.
Source : Gallica

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