Immanuel Kant,
Principes métaphysiques de la morale…
(1837)
“ Et si je n'ai ni comparé ni jugé, il n'y a ni erreur ni vérité, parce qu'il n'y a pas de jugement pratique. Le manque de conscience n'est point un défaut, une absence de conscience; c'est un penchant à s'affranchir de son jugement. Mais si quelqu'un est sûr d'avoir agi suivant sa conscience, on ne peut rien exiger de plus de lui, relativement à la culpabilité ou à l'innocence : on doit seulement éclairer son entendement sur ce qui est ou n'est pas devoir. Mais, lorsqu'on en vient au fait, ou qu'on y est venu, alors la conscience parle involontairement ou nécessairement. ”
