Résumé

Portrait de Kant Kant Fondements de la métaphysique des mœurs

L’objet du respect est donc simplement la loi, loi telle que nous nous l’imposons à nous mêmes, et cependant comme nécessaire en soi. En tant qu’elle est la loi, nous lui sommes soumis, sans consulter l’amour-propre ; en tant que c’est par nous qu’elle nous en imposée, elle est une conséquence de notre volonté ; au premier point de vue elle a de l’analogie avec la crainte ; au second, avec l’inclination. Tout respect pour une personne n’est proprement que respect pour la loi (loi d’honnêteté, etc) dont cette personne nous donne l’exemple.
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Portrait de Kant Kant Fondements de la métaphysique des mœurs

En premier lieu, selon le concept du devoir nécessaire envers soi-même, celui qui médite le suicide se demandera si son action peut s’accorder avec l’idée de l’humanité comme fin en soi. Si, pour échapper à une situation pénible, il se détruit lui-même, il se sert d’une personne, uniquement comme d’un moyen destiné à maintenir une situation supportable jusqu’à la de la vie. Mais l’homme n’est pas une chose; il n’est pas par conséquent un objet qui puisse être traité simplement comme un moyen; mais il doit dans toutes ses actions être toujours considéré comme une fin en soi.
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Dans la constitution naturelle d’un être organisé, c’est-à-dire d’un être conformé en vue de la vie, nous posons en principe qu’il ne se trouve pas d’organe pour une fin quelconque, qui ne soit du même coup le plus propre et le plus accommodé à cette fin. Or, si dans un être doué de raison et de volonté la nature avait pour but spécial sa conservation, son bien-être, en un mot son bonheur, elle aurait bien mal pris ses mesures en choisissant la raison de la créature comme exécutrice de son intention.
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