Résumé

Portrait de Emmanuel Kant Emmanuel Kant Métaphysique des mœurs

En effet, nous ne connaissons la liberté (en tant qu’elle nous est révélée pour la première fois par la loi morale) que comme une propriété négative, c’est-à-dire comme une propriété qui consiste à n’être nécessité à l’action par aucun mobile sensible. Mais, si l’on considère la liberté comme noumène, c’est-à-dire comme une faculté que l’homme possède en tant que pure intelligence, et que l’on se demande comment elle peut être nécessitante pour l’arbitre sensible, si par conséquent on la considère comme une propriété positive, il est impossible d’en trouver théorétiquement aucune exhibition.
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Portrait de Emmanuel Kant Emmanuel Kant Métaphysique des mœurs

Un État n’est pas en effet (comme le sol où il réside) un bien [ndt 1] (patrimonium) ; c’est une société d’hommes à laquelle ne peut commander et dont ne peut disposer personne, si ce n’est elle-même. Il a, comme une souche, ses propres racines ; et l’incorporer, comme une greffe, à un autre État, c’est lui enlever son existence de personne morale pour en faire une chose, ce qui est contraire à l’idée du contrat originaire sans laquelle on ne saurait concevoir de droit sur un peuple [1] .
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Il faut ici quel’obligation soit réciproque ; autrement elle n’est plus. Or il n’y a qu’un pouvoir public, s’exerçant au nom de la volonté de tous, qui soit capable de garantir cette réciprocité, et par conséquent de maintenir l’obligation elle-même, en contraignant chacun à inspecter ce qui appartient à chacun. Dans un état où il n’y aurait que des volontés privées, nulle déclaration individuelle n’aurait force de loi, puisqu’il n’y aurait point de pouvoir public qui garantît à chacun le sien ; des lors il n’y aurait plus de mien ni de tien extérieurs.
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