Jean-Marie Fleuriot

Résumé

Jean-Marie Fleuriot Dissertation sur les questions… (1831)

Les meilleurs amis de la première révolution et de la vraie liberté firent tout ce qui dépendait d'eux pour qu'elle ne dépassât pas son but. Ce fut sans succès. La révolution de 1830 improuvant les excès de la première, approuve donc implicitement et même explicitement l'exécution complette de la loi d'indemnité. Les lois de colère et les actes dictés par la prévention sont d'une extrême fragilité et d'une durée éphémère; l'injustice qui y domine toujours apparaît avec le temps dans toute sa laideur.
Source : Gallica

Jean-Marie Fleuriot Dissertation sur les questions… (1831)

Le milliard est la conséquence nécessaire de cette grande et belle maxime : l'indemnité des ravages exercés par le fléau (car c'en est un bien grand) de la confiscation, une réparation du dommage éprouvé par les émigrés, les déportés et les condamnés dans des temps qui ne sont pas éloignés de nous ; l'indemnité est enfin un voile jeté sur le passé et une garantie que ce passé ne reviendra plus. En révolution on ne s'arrête pas toujours où l'on devrait, où l'on voudrait s'arrêter : le torrent entraîne malgré les meilleures intentions
Source : Gallica

Jean-Marie Fleuriot Dissertation sur les questions… (1831)

On traite de spoliatrice la loi du 27 Avril 1825! comment appellera-t-on désormais celles qui ordonnaient le séquestre et la confiscation ? Peut-on les appeler excellentes ? Alors on n'entendrait rien à la charte de 1814, ni à celle de 1830, qui, en proscrivant la confiscation des biens, proclament assez expressément que les lois de 1792 et 1793 étaient mauvaises, immorales, spoliatrices enfin. On ne frappe jamais de réprobation des lois reconnues bonnes et équitables, mais seulement celles mauvaises et iniques. Les deux chartes se sont donc prononcées contre la confiscation des biens
Source : Gallica

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