Résumé

Henri Jean Baptiste Dard Dissertation sur la question de savoir si les anciens propriétaires de biens-fonds confisqués et vendus révolutionnairement… (1826)

L'état, en payant le capital et les intérêts de la créance due par l'ancien propriétaire, a payé deux dettes, qui au temps du paiement n'avaient qu'un même débiteur ( l'état) , mais qu'on doit distinguer aujourd'hui ; la dette du propriétaire dépossédé, pour le capital et les intérêts échus à l'époque de la confiscation des biens, et la dette de l'état qui se composait des intérêts ou arrérages courus depuis la confiscation des biens jusqu'au paiement.
Source : Gallica

Henri Jean Baptiste Dard Dissertation sur la question de savoir si les anciens propriétaires de biens-fonds confisqués et vendus révolutionnairement… (1826)

Si ces intérêts ont été payés par l'état, il n'a fait que payer sa dette : s'ils n'ont pas été payés, ils ne sont pas dus par le confiscataire. On citera un exemple : un propriétaire a été dépossédé d'un bien-fonds valant un capital de cent mille francs, mais grevé d'une dette de cinquante mille francs, laquelle a été payée par l'état avec plusieurs années d'arrérages accumulés depuis la confiscation. Si on déduit à ce propriétaire le capital seul de sa dette, son indemnité est de cinquante mille francs.
Source : Gallica

Henri Jean Baptiste Dard Dissertation sur la question de savoir si les anciens propriétaires de biens-fonds confisqués et vendus révolutionnairement… (1826)

Il ne peut non plus résulter du mode de déduction qui sera adopté par la commission de liquidation aucun recours contre l'état, mais seulement contre le fonds commun.
Quant aux tiers , ils sont étrangers à la liquidation de l'indemnité : la question de la déduction des intérêts des dettes des propriétaires dépossédés, cumulés avec le capital et payés par l'état, ne s'agite qu'entre les débiteurs primitifs et l'État ; ce paiement fait aux créanciers demeure inattaquable, sauf les cas dans lesquels les lois donnent une action en répétition de ce qui a été payé sans être dû.
Source : Gallica

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