Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Léopold Sédar Senghor : [exposition… (1978)

L'Europe, c'est la civilisation de la raison discursive : de l'analyse, de la mathématique, de la mécanique. Vos tentations, auxquelles vous avez parfois succombé, c'est la dichotomie et, partant, l'idéalisme ou le matérialisme. Vous avez trop souvent opposé l'esprit à la matière, la raison au coeur, la science à la foi – ou à l'art – pour ne pas vous être aperçus du danger. Le danger de créer un monde de machines sans âme, je veux dire sans chaleur humaine.
Eh bien ! la Négritude, c'est, essentiellement, cette chaleur humaine, qui est présence à la vie : au monde.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Léopold Sédar Senghor : [exposition… (1978)

J'ai lâché le mot-clef de l'art nègre. Le rythme, c'est, au-delà du signe, la réalité essentielle de cette chose qui anime et explique l'univers, et qui est la Vie. C'est le flux et le reflux, la nuit et le jour, l'inspiration et l'expiration, la mort et la naissance. Le rythme, c'est cette spiritualité qui est exprimée par les moyens les plus matériels : volumes, surfaces et lignes en architecture et en sculpture, accents en poésie et en musique, mouvements dans la danse.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Léopold Sédar Senghor : [exposition… (1978)

Quand on découvre sa négritude, qu'on la cultive et l'exalte, c'est qu'on songe à l'Afrique comme à un riche héritage. Bien sûr, cette Afrique est parée de toutes les vertus qui font défaut à la civilisation industrielle des Blancs : courage, noblesse, beauté. Mais aussi innocence dans la liberté. L'Afrique est, ainsi, un refuge de paix contre la dureté du monde américain, un bain de vie primitive contre la sophistication de la culture blanche. C'est l'Afrique du Paradis terrestre.
Source : Gallica

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