Résumé

Jules Noailles Essais de politique contemporaine… (1869)

On ne saurait non plus disconvenir que la France est et a toujours été bien éloignée de réunir toutes les conditions du gouvernement anglais. Dès longtemps en Angleterre, chaque particulier a toujours défendu avec acharnement sa propre liberté dans sa personne, dans sa maison, dans ses droits ; chacun, sans grandes vues générales et comme d'instinct, a aidé et encouragé son voisin à faire de même, et sans qu'on eût promulgué de « déclaration des. droits de l'homme, » la liberté est née, a su ne pas mourir, et a pu servir aux besoins de chaque jour.
Source : Gallica

Jules Noailles Essais de politique contemporaine… (1869)

Quant à ceux qui, pour nous rendre quelque indépendance, nous renvoient aux calendes de la parfaite sagesse, ou de l'unanime et fraternel accord de tous les Français, il semblerait qu'ils veulent railler. Nous serons tous morts bien avant l'avénement de cet âge d'or. L'unanimité absolue, cette centralisation des opinions, ne se rencontre que dans le silence forcé ; mais tout ce qui vil et se meut sur la terre, depuis le moucheron qui bourdonne jusqu'au lion qui rugit, ne saurait se taire longtemps.
Source : Gallica

Jules Noailles Essais de politique contemporaine… (1869)

L'alliance intime et absolue du pouvoir et de la richesse, et l'agglomération de cette richesse une fois reconnue, n'en faut-il pas conclure que la plus évidente unité est la base du gouvernement anglais, concentré héréditairement par le droit d'aînesse dans les mains de trente ou quarante mille familles, les plus riches du pays, qui, choisissant les premiers talents parmi elles, ou attirant les hommes nouveaux de grande valeur, leur confient le gouvernement, les soutiennent et les défendent avec une sagacité et une énergie traditionnelles qui s'expliquent facilement?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature