Résumé

Pierre Bernard L'avenir au coin du feu : causeries libérales… (1849)

N'auront-ils droit qu'à un travail d'attente, d'indemnité, pour ainsi dire, et ne se rapportant que par hasard aux aptitudes, à la capacité, au genre de forces du travailleur, ouvrier ou maître?
L'homme qui a droit à la prévoyance de la société, prévoyance effective, puisqu'elle assure le droit de vivre en attendant, n'accordera-t-il en retour aucun droit réciproque à la société ; en d'autres termes, la société ne pourra-t-elle pas imposer la prudence, la prévoyance à l'individu.
Source : Gallica

Pierre Bernard L'avenir au coin du feu : causeries libérales… (1849)

Vos établissements, vos institutions aboliront la prévoyance chez l'individu; sa moralité réelle s'affaiblira de tous les soucis honorables que vous lui ôtez; l'enfant saura dès le premier jour toute sa destinée. La vie, devenue positive, n'aura plus d'enchantements; la curiosité, l'espérance, l'ambition, ces grands attraits, ne seront plus possibles, et l'homme de votre société, ou plutôt de votre association nouvelle, arrivera au but par des chemins étroits, dont aucune sinuosité ne lui dissimulera le terme fatal.
Source : Gallica

Pierre Bernard L'avenir au coin du feu : causeries libérales… (1849)

J'en conviens , et j'admets encore que l'homme de la science de l'homme, ou le médecin, ait à intervenir au moment où l'adulte va choisir une profession. Rien n'est plus délicat, plus difficile que le choix d'un état.
Tout homme qui n'exerce pas la profession pour laquelle il est né, s'en acquitte mal; il agit mécaniquement. Le véritable attrait du travail, c'est la vocation pour ce travail.—Une besogne ingrate, mais aimée, porte avec elle-même ses compensations à la misère.
Source : Gallica

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