Résumé

Alphonse Roussinet De la Guerre dans la société, sa fin… (1870)

Où il y a inégalité, il y a force et faiblesse : dans les choses cela importe peu ; mais chez les hommes réunis en société, il en est tout autrement.
Si la société est basée sur l'égalité, la raison alors faisant la loi, il n'y a là ni fort ni faible, et être l'un ou l'autre est tout un. Mais si elle est basée sur l'inégalité, le fort alors étant tout, le faible n'est rien ; et il y a nécessairement guerre continuelle entre eux.
Quand je dis que le faible n'est rien, je me trompe : il est l'esclave du fort ; il travaille pour lui, il le sert et le fait, vivre.
Source : Gallica

Alphonse Roussinet De la Guerre dans la société, sa fin… (1870)

Au contraire, l'individu qui, par le fait de sa liberté à lui, voudrait faire partie d'une société sans en avoir reconnu la loi serait hors la loi, hors la société ; en un mot, par rapport à cette société, ne serait pas libre.
D'où l'on voit que la société est à la fois l'expression, l'affirmation, le gardien de la liberté, mais d'une liberté qui lui est propre, particulière, limitée enfin, et la négation par conséquent de la liberté générale.
Or, quelle est la société qui peut admettre et procurer la liberté générale ? La société générale seule ; celle dont le principe est l'égalité.
Source : Gallica

Alphonse Roussinet De la Guerre dans la société, sa fin… (1870)

Et par conséquent le progrès c'est, comme nous l'avions avancé, le développement de la raison.
Seulement, il faut bien le reconnaître et ne pas l'oublier : De même que, sans la raison, l'art ne serait rien puisqu'il ne pourrait donner ni solidité ni durée à ses oeuvres ; de même, sans l'art, la raison ne serait rien, puisqu'elle n'aurait rien sur quoi s'exercer.
L'art, puisqu'il crée l'objet et sa forme, devance la raison, mais ne peut marcher sans elle. Et pour que l'humanité progresse, il faut que tous deux aillent du même pas.
Source : Gallica

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