Pierre Bernard

Élements biographiques

Pierre Bernard Physiologie du député [première partie… (1841)

Il demande un ami, comme le baigneur qui se noie, crie la perche ; enfin, s'il vient à rencontrer le regard égaré de quelque collègue, il ne quitte plus ce libérateur, il s'y accroche ; — il le couve des yeux, il le fascine; il lui décharge à bout portant ses arguments les plus terribles. — Le pauvre collègue n'ose plus ni bouger ni éternuer, — il se laisse inonder d'éloquence, c'est à peine s'il se permet de
remuer la tête en signe d'assentiment. — Grâce à Dieu, l'orateur touche à sa péroraison ; mais la tâche du collègue ne finira pas avec le dernier mot du discours.
Source : Gallica

Pierre Bernard L'avenir au coin du feu : causeries libérales… (1849)

N'auront-ils droit qu'à un travail d'attente, d'indemnité, pour ainsi dire, et ne se rapportant que par hasard aux aptitudes, à la capacité, au genre de forces du travailleur, ouvrier ou maître?
L'homme qui a droit à la prévoyance de la société, prévoyance effective, puisqu'elle assure le droit de vivre en attendant, n'accordera-t-il en retour aucun droit réciproque à la société ; en d'autres termes, la société ne pourra-t-elle pas imposer la prudence, la prévoyance à l'individu.
Source : Gallica

Pierre Bernard L'homme et la profession ; De l'organisation physiologique de la société… (1848)

Le principe de la vie est dans la race, dans ceux qui nous font naître ; les moyens d'existence sont dans la famille et dans la société qui doivent les rapprocher de nous.
Nous allons parler de la race et de l'existence.
Si la politique n'était pour les anciens que le complément de la morale, aujourd'hui l'administration publique doit être, sous le plus grand nombre des rapports, l'application des lois physiologiques du régime et de l'hygiène.
Nous commençons :
L'homme est tout par la famille et par la société.
Source : Gallica

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