Fracture (géologie)

Définition et enjeux

Gabriel Eisenmenger La géologie et ses phénomènes… (1911)

La formation d'une chaîne de montagnes est une oeuvre de longue haleine et non le résultat d'une convulsion unique.
Les phénomènes d'effondrement. — Les mouvements verticaux de l'écorce se traduisent par des affaissements ; des fragments de terrains glissent suivant une faille ou une série de failles, c'est-à-dire suivant une fracture de l'écorce dont les deux lèvres, rarement écartées, mettent en alignement des terrains de nature et d'âge différents. Ces failles, souvent invisibles topographiquement, sont nombreuses dans les montagnes et
forment une ceinture autour des aires d'affaissement.
Source : Gallica

Léopold Michel Études et notes de géologie appliquée (1922)

A une certaine profondeur, dans un mouvement tectonique quelconque, il ne doit plus se produire de fracture parce que le déplacement tangentiel et radial, dont résultent ces fractures, est un phénomène superficiel, et par conséquent, si une fracture continuait encore à se produire à une certaine profondeur, elle serait fermée par la pression combinée avec la plasticité des roches : Van Hise admet une profondeur maximum de io kilomètres.
Source : Gallica

Léopold Michel Études et notes de géologie appliquée (1922)

Il y a quelquefois rotation d'une paroi autour d'un axe perpendiculaire au plan de la fracture.
Or, la combinaison d'une rotation avec une translation donne naissance à un mouvement hélicoïdal; dans ce cas la fracture s'ouvre : c'est ce qu'on appelle la réouverture du filon. On voit par là que les mouvements de torsion, de rotation, n'ont pas été étrangers à la formation des champs de fracture.
Les fentes de refroidissement se produisant dans les roches éruptives sont d'une nature toute différente de celles dues au plissement ou à l'effondrement.
Source : Gallica

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