Gustave Chaudet, La flûte et le clairon : poésies (1915)
“ Tes yeux se sont fermés au doux ciel de la France, Sur ce sol où ton cœur puisait tant d'espérance. Je ne sais de ta mort si noble de soldat Que ce que m'en ont dit tes frères de combat. Tu mourus en héros, cela me réconforte; Pour le pays aimé, qu'un grand souffle transporte, Tu donnas, fièrement, ton sang, ton avenir. Dors en paix, mon ami, déjà semble rosir L'aube qui vengera le passé, la justice, Qui verra l'ennemi vider son plein calice De hontes, de méfaits, d'attentats odieux Dont tremblent les humains, dont se voilent les dieux ! ”
