Résumé

Armand Seguin Nouvelles Observations sur les emprunts… (1817)

Tout gouvernement qui, en empruntant pour subvenir à une dépense quelconque, n'améliore pas en même temps la balance de son commerce, ne fait qu'ajourner sa libération, et ne peut, en supposant que déjà ses impositions soient portées à leur maximum, rembourser son emprunt, même subvenir au paiement des intérêts, que par la vente de ses propriétés ; à moins qu'avant l'échéance du remboursement il ne trouve, dans l'accroissement de la balance de son commerce extérieur, matière à de nouveaux impôts.
Source : Gallica

Armand Seguin Nouvelles Observations sur les emprunts… (1817)

Ceux qui jouent en hausse servent le gouvernement, même lorsqu'ils se ruinent; ceux qui jouent en baisse ne sont véritablement, sur-tout avec une caisse d'amortissement bien organisée et bien dirigée, que le pot de terre contre le pot de fer, et doivent indubitablement, dans tous les ordres de probabilités, finir par être ruinés.
Ces considérations sont d'autant moins déplacées que sans combinaison de spéculation tout emprunt est impossible ou désavantageux.
Ces combinaisons peuvent se multiplier à l'infini. Toutes sont bonnes , dès l'instant qu'elles atteignent le but principal.
Source : Gallica

Armand Seguin Nouvelles Observations sur les emprunts… (1817)

Les conquêtes peuvent augmenter momentanément la richesse d'une nation ; mais l'exemple des siècles a prouvé que cette amélioration ne peut avoir qu'une courte durée, et que souvent on paie bien cher, à son tour, les avantages passagers qui en sont résultés.
Mais ce qui n'a pas de limites, relativement à l'accroissement de la richesse d'une nation, ce sont l'industrie et l'activité manufacturière et commerciale ; elles sont une source de prospérité commune pour les particuliers et les gouvernements.
Source : Gallica

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