Résumé

E. de Laval La Situation financière et le budget de 1850… (1849)

L'amortissement n'est avantageux pour l'État que que quand il a lieu avec des excédants de recettes, et dans ce cas il n'a pas besoin d'être stipulé à l'avance; il se pratique à la Bourse comme lorsqu'un particulier achète de la rente. Dans le cas contraire, si l'État est obligé d'emprunter pour amortir, quel que soit le cours de la rente, comme le remboursement se fait simultanément et au même taux que l'emprunt, il est évident que l'opération se résume en une simple mutation de titres.
Source : Gallica

E. de Laval La Situation financière et le budget de 1850… (1849)

De telles conditions ne sont pas faites pour tenter les capitalistes. Il est à regretter que M. le ministre des finances, qui a eu le courage de sonder et de découvrir le mal, cherche à dissimuler l'amertume du remède sous des dehors plus ou moins séduisants. Quand les ressources du budget sont insuffisantes, il n'y a que deux partis à prendre : réduire les dépenses, ou emprunter dans la forme la plus simple, c'est-à-dire émettre de la rente perpétuelle sans amortissement obligatoire.
Source : Gallica

E. de Laval La Situation financière et le budget de 1850… (1849)

Les intérêts privés sont toujours en péril quand la situation de l'État est mauvaise.
Sans nous appesantir davantage sur ces notions élémentaires, ou plutôt sur cet axiôme d'une vérité incontestable, nous sommes ramenés à chercher le moyen de nous affranchir du poids des découverts antérieurs.
Nous avons vu plus haut que ces découverts s'élevaient au chiffre énorme de 550 millions. Nous avons expliqué pourquoi la dette flottante devait être déchargée entièrement de ce fardeau au moyen d'une consolidation en rentes perpétuelles.
Source : Gallica

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