Résumé

W. Edek Idées sur les finances, par Wv Edek (1816)

Pourquoi veut-on que l'argent, qui pourtant n'est rien par lui-même, mais qui représente seulement la richesse, puisse constituer un revenu éternel? De quelle manière veut-on justifier l'idée d'une rente éternelle sans travail ? L'amortissement n'y remédie point, car moi, propriétaire d'une rente, si je ne veux pas la vendre à l'Etat, je la garde, mes successeurs la gardent, et nous resterons éternellement dans notre coupable oisiveté : peu nous importe la dégradation du capital, nous avons toujours nos cinq pour cent.
Source : Gallica

W. Edek Idées sur les finances, par Wv Edek (1816)

L'Etat qui a effacé l'existence d'un nominal de près de 4 milliards, n'a suivi que l'impulsion de ce principe naturel : le possesseur d'une grande somme nominale a perdu plus, le possesseur d'une petite, a perdu en proportion ; qui a ce dont l'Etat a besoin, doit le donner. Les besoins extraordinaires de l'Etat proviennent presqu'exelusivement de la nécessité de se défendre, et des malheurs de la guerre; quel sacrifice exige-t-elle avant tout? celui d'un certain nombre d'hommes pour conserver les autres.
Source : Gallica

W. Edek Idées sur les finances, par Wv Edek (1816)

Plus le capital de la rente se dégrade, moins je peux espérer, en le vendant, d'obtenir du prix que j'en recevrai un revenu semblable. De l'autre côté, celui qui a 12, achète avec cette somme, et moins, un revenu de 1, avec l'espoir illusoire que ces 12 deviendront 20 : et cet acheteur ne travaille pas davantage.
Créer des rentes qui rapportent éternellement 5 pour 0/0, c'est donc évidemment provoquer la paresse. L'amortissement, dit-on, en est le remède ; il faut travailler par la nécessité de fournir à l'impôt ; mais dans quel pays cet impôt est-il en proportion avec la nouvelle dette?
Source : Gallica

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