Résumé

Marie-Françoise Lamarque Lettres à Véronique [par Mlle Marie-Françoise Lamarque… (1870)

D'après mon cœur, moi qui n'ai plus ma mère, je crois aussi d'après le vôtre, je ne vois que la Vierge Marie à qui je puisse dire véritablement : ma mère.
Vous ne prétendez nullement, je le sais, à ce titre de Mère. Vous appelerai-je ma sœur? J'ai une sœur, et je l'avoue, je l'aime et la vénère. Ma sœur, c'est la bonté même, le malheur extrême, la douleur incessante; elle est fille, sœur, épouse et surtout mère d'infortunes cruelles et d'immenses douleurs, et riche en même temps par descendance, ascendance et par acquisitions d'immortelles richesses. Oh! qu'elle est sublime, ma sœur !.
Source : Gallica

Marie-Françoise Lamarque Lettres à Véronique [par Mlle Marie-Françoise Lamarque… (1870)

L'intérêt personnel le réclame, la dignité l'exige, et cette belle et noble portion de la société que vous représentez si dignement, vous en fait un devoir des plus saints et des plus sacrés. Et puis, serez-vous glorieuse qu'on puisse dire qu'en vos mains l'honneur a été vaincu, le droit de propriété méconnu, le mérite outragé; que la vérité, que la vie sont devenues la pâture du mensonge et de la mort?
Source : Gallica

Marie-Françoise Lamarque Lettres à Véronique [par Mlle Marie-Françoise Lamarque… (1870)

Ainsi le véritable amour maternel consiste à revêtir les fruits de ses entrailles de la tunique dont Marie avait recouvert Jésus, à inculquer de bonne heure à ses enfants, des principes d'ordre et de moralité, à leur donner en tout l'exemple des vertus, pour qu'ils aient foi en Dieu, confiance en l'Eglise, respect et amitié pour tous, pour qu'à l'âge viril ils portent cette robe aux couleurs éclatantes, et que leur âme soit parée du manteau de la grâce. Alors et seulement alors on pourra croire que la fille imitera Marie et que la vie du Sauveur servira de modèle au jeune homme.
Source : Gallica

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