Résumé

Anselme Bastien Candidats-silhouettes : portraits humoristiques (1889)

Après cela, la tribune, la grande tribune française avec ses échos dans tous les coins du monde ! Quel théâtre pour l'avocat de province, qui n'avait d'abord comme auditeurs que trois juges plus ou moins réveillés et quelques badauds indifférents.
Et le candidat-avocat poursuit son but. Il se fait le client de ses clients, les prie de patronner son élection dans les villages.
Sa profession de foi? Oh! certes, c'est quelque chose, mais bien peu.
Le peuple ne voit que la phrase, sans s'occuper de ce quelle renferme.
Source : Gallica

Anselme Bastien Candidats-silhouettes : portraits humoristiques (1889)

LE CANDIDAT DE L'OPPOSITION 67
S'il est jeune, c'est un futur proscrit ; s'il vieux, il a connu l'exil : ce qui lui met au front l'auréole du martyre, attendu ou subi, et le rend sympathique aux gens sensibles.
Le candidat de l'opposition peut être ce que l'on voudra, depuis le carabin raté et le poète incompris jusqu'au grand homme dévoyé et au général insoumis.
Source : Gallica

Anselme Bastien Candidats-silhouettes : portraits humoristiques (1889)

Il va ainsi d'étable en étable, rappelant toutes les guérisons opérées, tous les soins donnés ; promettant de prendre la parole au sujet de l'importation des viandes d'Amérique, ou sur l'allocation de secours pour l'amélioration de la race chevaline. Avec quel oeil humide le paysan le regarde chatouiller familièrement la laine de ses moutons et caresser de sa main puissante la croupe de sa vieille jument ! Bien sûr, rien qu'en les touchant, il leur remet dans le corps comme un regain de vie et d'ardeur.
Source : Gallica

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