Marcel Monmarché

Élements biographiques

Marcel Monmarché Portugal (1909)

Et tout ce mouvement s'encadre entre les étalages bariolés qui s'entassent d'un côté sous les vieilles arcades bordant le quai et, de l'autre, le fouillis d'agrès et de mâtures des bateaux aux formes si pittoresques où le poisson argenté, ici un tas d'oranges, là un chargement de soufre, piquent des notes éclatantes.
De Porto, il faut parcourir le délicieux pays d'Entre-Minho-et-Douro, où la végétation et la lumière du Midi s'allient à la fraîcheur, à la verdure des pays océaniques du Nord et à la sauvagerie des contrées granitiques.
Source : Gallica

Marcel Monmarché Portugal (1909)

Il va s'amplifiant par la plaine jusqu'à perdre la notion de ses rives dans l'horizon presque infini de la Mer de Paille — ainsi appelée, sans doute, de sa belle couleur blonde -, puis soudain il se referme et se reprend luimême pour déboucher sur l'Océan par un étroit goulet, superbe avenue d'eau que les courants ont affouillée pour les plus grands navires, que les collines riveraines défendent aisément, tandis qu'en arrière la mer intérieure s'épanouit, sûre et calme. C'est sur cette rade immense, au seuil de sa belle porte de mer, que s'est développée Lisbonne.
Source : Gallica

Marcel Monmarché Portugal (1909)

Puis, pour en détailler l'infinie variété d'aspects, il faut gravir tour à tour chacune de ces
collines ruisselantes - de maisons bariolées et d'où l'on voit surgir les autres avec un relief et des perspectives imprévus : la petite terrasse de Graça, les vieux remparts mauresques du Castello S. Jorge les promenades suspendues d'Estrella et de St-Pierre d'Alcantara, sont
autant de belvédères - et aussi le Jardin Botanique, un délicieux pan de végétation tropicale d'où l'on découvre Lisbonne en arrière-plans à travers les palmiers et les lames aiguës des aloès.
Source : Gallica

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