Jean Balde

Jean Balde

Résumé

Portrait de Jean Balde Jean Balde,  Ames d'artistes (1908)

“ C'est l'âme ardente qui fait battre, Au rythme de ses cris amers, Le sein troublé du flot verdâtre En l'abîme infini des mers.
C'est le chant vague qui s'étale Comme une plainte dans les airs, Et qui s'enfle dans la rafale Des désespoirs de l'univers.
C'est aussi l'âme qui s'exhale Avec le parfum d'une fleur, L'âme errante dans un ciel pâle Ou dans un soir plein de douceur,
L'âme obscure, l'âme éternelle De ce qui naît, de ce qui meurt, Et dont le souffle renouvelle La beauté près de la douleur.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean Balde Jean Balde,  Ames d'artistes (1908)

“ L'étincelle est au fond de ton vase d'argile, Souffle, souffle, mon fils, ne te retourne pas.
Ceux qui passent s'en vont vers une œuvre inutile, Ils ne savent plus rien que fatiguer leurs bras.
Non, ne regarde pas s'enfuir l'eau qui miroite.
Rien au monde ne vaut la frêle goutte d'or Qui palpite, fervente, au flanc de l'urne étroite.
Toute ta vie est là qui tremble. oh ! souffle encor.
Moi, j'ai laissé mourir tout jeune l'humble flamme Et je n'ai plus joui du monde ni des cieux.
Toi, mon fils, jette-lui sans fin toute ton âme Et les plus mornes jours seront beaux dans tes yeux.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean Balde Jean Balde,  Ames d'artistes (1908)

“ Toute seule dans l'herbe humide, toute frêle, Mourante, et respirant encor son soir d'amour, La fleur qui tombe rêve à l'étoile immortelle.
Elle rêve. et là-haut, dans le grand vide sourd, L'étoile d'or qui tremble et s'épuise sans cesse En vain, songe à la fleur qui se donne en un jour.
Et nous, nous qui buvons notre heure avec ivresse, Nous que la mort délivre et que l'aurore attend, Nous dont l'âme reçut l'éternelle promesse,
Nous les hommes, mon Dieu, nous pleurons cependant.
”
Source : Gallica

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