Jean Balde,
Ames d'artistes
(1908)
“ C'est l'âme ardente qui fait battre, Au rythme de ses cris amers, Le sein troublé du flot verdâtre En l'abîme infini des mers. C'est le chant vague qui s'étale Comme une plainte dans les airs, Et qui s'enfle dans la rafale Des désespoirs de l'univers. C'est aussi l'âme qui s'exhale Avec le parfum d'une fleur, L'âme errante dans un ciel pâle Ou dans un soir plein de douceur, L'âme obscure, l'âme éternelle De ce qui naît, de ce qui meurt, Et dont le souffle renouvelle La beauté près de la douleur. ”
