Philippe Lautrey, La Revue de Paris
“ Et, le voyant souffrir, elle trouvait des consolations délicates et ingénues : — Mon ami, — lui dit-elle une fois, — tu seras moins riche, que m’importe ? Ai-je besoin de tout ce luxe que tu m’offrais ? Nous irons le long de ce ruisseau auprès duquel tu désirais vivre l’été dernier, un ruisseau où il n’y aura pas de télégraphe, et nous serons heureux encore. Il l’écoutait, fermait les yeux, comme pour suivre un rêve. Mais ce qui lui apparaissait, ce n’était pas l’humble paysage évoqué par la petite Louise, c’étaient les mirages fuyants de ses visions magnifiques qui se dissipaient... ”
