Élie Berthet

Élie Berthet

Résumé

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet,  Le brocanteur (1884)

“ Oui, Jean-Baptiste, répliqua l'officier ; ma mère... comment va ma mère ?
Jean-Baptiste ne répondit pas.
– Amédée ! mon cher Amédée ! s'écria la fillette qui fondit en larmes.
Amédée, puisque c'était le nom de l'officier, sauta à terre.
– Bonjour, Mariette, dit-il affectueusement à la jeune fille ; est-ce que j'arrive à temps ?
– Hélas ! non, répondit Jean-Baptiste en se jetant dans ses bras et en pleurant lui-même ; nous l'avons enterrée hier matin...
– Nous ne la reverrons plus que dans le ciel ! ajouta Mariette en embrassant Amédée à son tour.
– Mon frère... ma soeur...
”
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet,  Le brocanteur (1884)

“ J'ai eu fièrement raison de résister à ta tante, qui ne voulait pas t'exposer aux hasards de cette vie aventureuse... Elle est si despote, madame Bailleul !
– Paix ! mon oncle, interrompit Louise en levant son petit doigt blanc d'un air de menace ; je ne souffrirai pas que vous disiez du mal de ma bien-aimée tante, pas plus que je ne souffrirais qu'elle en dit de vous, qui êtes si bon !... J'avoue, ajouta-t-elle, que je me trouve très bien de cette existence nomade ; il me semble que je renais ; je me sens plus forte, plus alerte, plus courageuse.
”
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet,  Le brocanteur (1884)

“ Jean-Baptiste, j'avais juré déjà...
– Eh bien ! alors, puisque tu ne l'aimes pas, puisqu'elle ne paraît plus songer à toi... C'est moi qui l'épouserai.
– Toi, mon frère ?
Amédée avait mis tant d'étonnement et d'incrédulité dans son accent, que le campagnard s'en aperçut.
– Pourquoi non ? dit-il d'un air de fierté blessée ; je suis comte de Beauregard, et nous avions des ancêtres aux Croisades. Je cultive la terre et j'ai conduit la charrue ; mais notre mère, qui connaissait les traditions, nous a dit souvent que la culture des champs ne fait pas déroger la noblesse.
”
Source : Gallica

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