Comtesse de Ségur,
Le Général Dourakine
(1863)
“ Madame Dabrovine Non, mon oncle, vous êtes trop bon ; je ne veux pas abuser de votre générosité. Natasha, n’écoute pas ton oncle, ne prends pas son portefeuille. Le général Ah ! vous prêchez la désobéissance à votre fille ! Vous me traitez comme un vieil avare, comme un étranger ! Vous prétendez avoir de l’amitié pour moi, et vous me chagrinez, vous m’humiliez ; vous cherchez à me mettre en colère ! Vous voulez me faire comprendre que je suis un égoïste, un homme sans cœur, qui ne s’embarrasse de personne, qui n’aime personne. Pauvre, moi ! Toujours seul, toujours repoussé ! ”
