Georges Doncieux, Le père Bouhours : un jésuite homme de lettres au XVIIe siècle (1886)
“ Au surplus, parmi les soins qu'il se donne pour la réputation des autres, il n'oublie pas la sienne: Bouhours serait-il parfaitement homme de lettres, sans une pointe subtile de vanité? Sa vanité, à lui, n'est point pesante à autrui, ne tranche pas, ne s'affiche pas, mais pour humble qu'elle se fasse, on la voit très bien qui perce, qui éclate par échappées. Tandis que les interlocuteurs de ses dialogues se félicitent si courtoisement l'un l'autre de leur bon goût et de leur bel esprit, le moins clairvoyant reconnaîtrait sous le double masque Bouhours qui fait des compliments à Bouhours. ”
