Immanuel Kant,
Examen philosophique des "Considérations sur le sentiment du sublime et du beau…
(1823)
“ La tragédie, suivant mon opinion, diffère essentiellement de la comédie, en ce que dans l'une le sentiment du sublime est mis en jeu, et dans l'autre celui du beau. La première fait, presque toujours, éclater le sacrifice généreux de soi-même à un bonheur qui nous est souvent étranger, des résolutions hardies dans le péril et la fidélité mise à l'épreuve. L'amour y est mélancolique, tendre et plein d'estime; le malheur des autres éveille, dans l'ame du spectateur, des sentiments sympathiques, et fait battre tout coeur, rendu accessible à la pitié, pour une peine qui ne l'atteint pas. ”
