Antoine Dugès

Élements biographiques

Antoine Dugès Traité de physiologie comparée de l'homme et des animaux… (1838-1839)

La volonté c'est l'aptitude à vouloir, ou avoir des volitions. La volition est une réaction
encéphalique différente de l'idée : peut-être s'opèret-elle, par transmission, dans une autre partie de l'encéphale ; peut-être, dans la même partie, la réaction change-t-elle de nature, comme l'image du soleil imprimée sur la rétine change successivement de nuances dans notre œil fermé, passe du jaune au rouge, au vert, etc.
Source : Gallica

Antoine Dugès Traité de physiologie comparée de l'homme et des animaux… (1838-1839)

Si l'on peut regarder comme purement animal le mouvement du hérisson, du tatou, du
cloporte , de mainte chenille épineuse ou velue, lorsqu'ils se roulent en boule, celui de la tortue qui s'enferme dans sa carapace, du coléoptère qui retire ses pattes dans les creux de sa peau cornée, n'y a-t-il pas quelque chose de plus quand le porc-épic se précipite sur son ennemi, quand le coléoptère fait le mort en roidissant ses membres allongés ( trichie, etc. ) , ou quand il se laisse rouler et s'envole avant de toucher la terre ?
Source : Gallica

Antoine Dugès Traité de physiologie comparée de l'homme et des animaux… (1838-1839)

La jalousie n'est pas moins commune parmi les animaux domestiques. La curiosité, si marquée chez les singes, l'est beaucoup aussi dans les chiens, et chacun sait combien ils s'empressent de prendre rang à une fenêtre où se placent leurs maîtres. Le chat en montre aussi beaucoup quand il aperçoit quelque objet nouveau, quelque animal inconnu. Mais c'est surtout le chien qui nous fournirait les plus frappants exemples de toute sorte de passions ; sa joie va souvent jusqu'au délire , sa tristesse jusqu'aux larmes , au désespoir, son dévouement jusqu'à la mort.
Source : Gallica

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