J.-M.-Félix Dubuisson Christôt

Élements biographiques

J.-M.-Félix Dubuisson Christôt Recherches anatomiques et physiologiques sur la moelle des os longs (1865)

Qu'on suive le développement osseux, qu'on observe soigneusement cette série de transformations qui font de l'os un organe parfait, et l'on sera frappé de ce fait : que la moelle est toujours en raison inverse de la substance osseuse. Il semble y avoir entre ces deux tissus une invincible antipathie, et la naissance de l'un entraîne forcément la disparition de l'autre.
Jamais le tissu médullaire ne précède le tissu osseux, et son rôle loin d'être d'en créer paraît constamment se borner à l'action secondaire de le détruire.
Source : Gallica

J.-M.-Félix Dubuisson Christôt Recherches anatomiques et physiologiques sur la moelle des os longs (1865)

La coloration se fera d'autant plus rapidement que l'os sera plus vasculaire, et que le tissu contiendra plus de phosphate de chaux; c'est effectivement ce qui arrive. C'est de tout le
système osseux la partie diaphysaire des os qui se colore le plus rapidement, et dans la diaphyse, ce sont les parties les plus vasculaires qui l'emportent sur les autres pour la rapidité et l'étendue de la coloration. Aussi voit-on la teinture de l'os se faire d'une façon bien plus intense sur les limites du canal diaphysaire qui présente une très-grande vascularisation.
Source : Gallica

J.-M.-Félix Dubuisson Christôt Recherches anatomiques et physiologiques sur la moelle des os longs (1865)

M. Flourens, répétant l'expérience de Troja qui consiste à détruire la moelle pour provoquer une ossification nouvelle, voit se produire sur la limite de l'os mort et de l'os nouveau une membrane nouvelle qu'il croit être un rudiment de moelle, qui plus tard se développera et finira par reconstituer le tissu médullaire, comme il l'est à l'état normal. Rien n'est moins juste que cette manière d'interpréter un fait vrai en lui-même.
Source : Gallica

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