Résumé

Hippolyte Malbay Du coryza gangréneux des bêtes bovines

Les ganglions lymphatiques situés près de la tête, s’engorgent ; le mufle s’infiltre, un jetage séro-purulent s’écoule par les narines ; la cornée lucide s’ulcère, la respiration est convulsive, saccadée ; le pouls devient imperceptible. La locomotion est impossible, les animaux tombent quand on les fait mouvoir.
L’éruption dont nous avons parlé se montre chez les animaux bien nourris, sanguins ; rarement cela se voit sur les animaux chétifs et mal entretenus. Elle ne change pas la nature de la maladie, mais dans la généralité des cas elle la rend plus grave.
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Hippolyte Malbay Du coryza gangréneux des bêtes bovines

Jusqu’ici la cause est restée inconnue, mais nous présumons que ce sont les arrêts de transpiration combinés avec le séjour des animaux dans les étables chaudes, infectes, qui jouent le plus grand rôle pour faire éclore la maladie.
De nos jours, grâce au progrès de l’agriculture, l’hygiène est mieux comprise de la plupart de nos cultivateurs, et les soins donnés aux animaux sont mieux entendus. Les animaux devenant plus forts, plus robustes sont moins impressionnables aux causes prédisposantes ; et, ces dernières elles-mêmes tendant à diminuer, l’affection se montre bien plus rarement.
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Hippolyte Malbay Du coryza gangréneux des bêtes bovines

Cette grande erreur provenait de ce que le mal de tête de contagion était confondu avec le coryza gangréneux ; de plus, on admettait que cette affection était de nature typhoïde ; mais comme on est revenu de ces erreurs, aujourd’hui on ne peut nullement admettre la contagion. Tous les praticiens qui ont observé la maladie la nient ; moi-même j’ai pu observer des animaux atteints de cette affection, et, quoique logés au milieu d’autres, je n’ai jamais constaté la contagion.
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