Résumé

Eugène Dupin De l’éléphantiasis des bêtes bovines

Les globules ne sont-ils pas comme l’âme du sang, puisque leur diminution et leur appauvrissement produisent la faiblesse générale, la petitesse du pouls, la pâleur des muqueuses, etc., etc. ? Dans le cas qui nous occupe, il est possible, il est probable même que les follicules sébacés qui sécrètent la matière grasse destinée à lubrifier la peau sont affaiblis, que leur sécrétion est diminuée, et que, comme conséquence, l’enveloppe cutanée ne se trouvant plus dans ses conditions physiologiques, est prédisposée à devenir malade.
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Eugène Dupin De l’éléphantiasis des bêtes bovines

Deux ou trois jours après le début de la maladie, un flux s’établit par les naseaux ; il est séreux et blanc, puis il devient plus épais, jaunâtre, et continue, mais rarement, à être taché de sang. Le mufle est sec, la bouche chaude, la salive rare, la soif grande. La rougeur de la peau n’a pas augmenté, mais son épaisseur est plus considérable ; les plis qui la sillonnent sont devenus plus profonds à la face, aux plats des cuisses et surtout à l’encolure ; le pouls veineux est très-apparent, les carotides battent avec force ; l’appétit est fréquemment nul et la rumination suspendue.
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Eugène Dupin De l’éléphantiasis des bêtes bovines

Toutes les muqueuses sont très-rouges, les cornes et les oreilles très-chaudes. La respiration s’accélère au moindre exercice et devient même plaintive ; la peau de la face interne des cuisses devient rouge et plissée aussi. Il n’y a que peu ou point de mouvements de pandiculation, et quand ils existent, ils sont si peu francs, que quelquefois le malade, comme s’il avait oublié son mal, commence à les exécuter et s’arrête ensuite tout court. Il est essentiel de noter que, malgré la gravité de ces symptômes, l’animal rumine encore et mange un peu ; le pouls est plein, accéléré, l’artère tendue.
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