Elizabeth Gaskell,
L’Œuvre d’une nuit de mai
“ Se pourrait-il que l’homme fût revenu à lui ?... Elle entra, le cœur palpitant d’espérance, mais une seconde suffit pour la détromper. Un frémissement d’arbres, causé par un souffle de brise, ainsi s’expliquait cette illusion. La mort, le désespoir, il ne fallait pas rêver autre chose. La fosse pourtant se creusait, régulière et profonde. Nos deux hommes semblaient, animés d’une sauvage énergie, vouloir étouffer par un travail acharné la pensée importune, le remords vengeur. M. Wilkins, deux ou trois fois, pria Ellenor de verser de l’eau-de-vie à Dixon. ”
