Résumé

Portrait de Elizabeth Gaskell Elizabeth Gaskell L’Œuvre d’une nuit de mai

Se pourrait-il que l’homme fût revenu à lui ?... Elle entra, le cœur palpitant d’espérance, mais une seconde suffit pour la détromper. Un frémissement d’arbres, causé par un souffle de brise, ainsi s’expliquait cette illusion. La mort, le désespoir, il ne fallait pas rêver autre chose.
La fosse pourtant se creusait, régulière et profonde. Nos deux hommes semblaient, animés d’une sauvage énergie, vouloir étouffer par un travail acharné la pensée importune, le remords vengeur. M. Wilkins, deux ou trois fois, pria Ellenor de verser de l’eau-de-vie à Dixon.
Source : Wikisource

Portrait de Elizabeth Gaskell Elizabeth Gaskell L’Œuvre d’une nuit de mai

Quant à Dixon, il restait le fidèle allié de la jeune fille, bien qu’ils échangeassent à peine quelques paroles, de temps à autre, et sur des sujets tout à fait indifférents ; mais leur mutuel silence n’avait rien de commun avec celui que gardaient Ellenor et son père vis-à-vis l’un de l’autre. Il tenait à cette pitié, encore mêlée de respect, dont ils se sentaient émus pour l’homme coupable qu’ils avaient si bien aimé.
Tel était l’état des choses à Ford-Bank, lorsque le jeune Corbet y revint avec la conscience d’un véritable sacrifice accompli.
Source : Wikisource

Portrait de Elizabeth Gaskell Elizabeth Gaskell L’Œuvre d’une nuit de mai

Que voulez-vous, miss Nelly ? répondit le vieux serviteur... On n’est pas de fer... et nous n’avons pas assez pensé, dans le temps, à la charge que nous prenions sur nos épaules. Je sais maintenant que pour vieillir un homme, cinquante ans ne font pas toujours la besogne d’une seule nuit... Encore si monsieur me traitait autrement... mais il me rencontre, maintenant, sans lever les yeux, sans m’adresser le moindre mot, comme si j’étais une vermine, un poison malfaisant... Voilà, miss Nelly, qui passe en vérité tout le reste.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature