Henri Bonnal,
La manoeuvre d'Iéna : étude sur la stratégie de Napoléon et sa psychologie militaire du 5 septembre…
(1904)
“ En effet, Berlin est pour Napoléon le point de direction, mais non l'objectif. L'Empereur veut marcher sur Berlin parce qu'il devine que l'armée prussienne viendra lui en barrer la route. Il n'aura pas la peine de chercher l'ennemi pour le combattre ; c'est l'ennemi qui accourra à sa rencontre. La Grande Armée s'avancera sur Berlin « en bataillon carré », sous le couvert de détachements, composés en majorité de cavalerie, qui lui assureront le temps de prendre ses dispositions pour la bataille, à n'importe quel moment de sa marche et sur quelque terrain que ce soit. ”

