Résumé

Mélanges politiques. Notes sur la révolution de février 1848… (1850)

Dans toutes les circonstances fâcheuses, nous avons vu des gardes nationaux se faire les instruments de la révolte, et quand on veut rétablir l'ordre dans quelque localité agitée par des commotions politiques, il faut toujours commencer par y suspendre la garde nationale. La loi sur la garde nationale, en armant tous les citoyens à peu près sans exception, donne à chacun un fusil, c'est-à-dire la même, force. La loi électorale attribue à chacun une voix, une part égale dans le suffrage universel, c'est-à-dire donne à chacun le même droit.
Source : Gallica

Mélanges politiques. Notes sur la révolution de février 1848… (1850)

Par ce moyen il est possible de résoudre d'une manière à peu près satisfaisante le problème du suffrage universel, de réaliser jusqu'à un certain point la fiction d'un pouvoir fondé sur la volonté de tous. Mais si les choix définitifs doivent être directs, si vous imposez aux citoyens la nécessité, pour faire les nominations que vous leur demandez, de sortir du cercle de ce qu'ils savent, de ce qu'ils connaissent, comment pourront-ils voter réellement? Comment l'expression de leur vote saurait-elle être vraie et sérieuse ?
Source : Gallica

Mélanges politiques. Notes sur la révolution de février 1848… (1850)

Et trouve-t-on dans l'état politique du pays quelques garanties, quelques gages de stabilité? Peut-on voir le règne de l'ordre, dans une situation comme celle où nous nous trouvons, lorsque chaque matin tout est mis en question, lorsque à tout instant on redoute des insurrections, des bouleversements, lorsque nous sommes condamnés à voir constamment, et à des époques plus ou moins rapprochées, les passions les plus violentes s'exercer librement dans le vaste cercle que la loi électorale leur a si imprudemment abandonné?
Source : Gallica

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