Félix Battanchon, Le nombre et la raison, ou Revision du suffrage universel (1873)
“ Il n'y a ici-bas qu'une seule puissance qui ait le droit de tout dominer, qui possède la Souveraineté légitime, c'est la Raison, révélatrice des lois divines et les appliquant dans la mesure de ses forces à tous les détails de la vie individuelle, sociale et politique. Une autre erreur non moins profonde, c'est de surfaire l'importance du Nombre, d'exagérer le rôle qu'il a joué dans l'histoire, de lui sacrifier trop souvent le mérite et de de lui permettre d'agir comme ce citoyen bassement jaloux qui proscrivait Aristide, uniquement parce qu'il était fatigué de l'entendre appeler le Juste. ”
