Félix Battanchon

Élements biographiques

Félix Battanchon Le nombre et la raison, ou Revision du suffrage universel (1873)

Il n'y a ici-bas qu'une seule puissance qui ait le droit de tout dominer, qui possède la Souveraineté légitime, c'est la Raison, révélatrice des lois divines et les appliquant dans la mesure de ses forces à tous les détails de la vie individuelle, sociale et politique.
Une autre erreur non moins profonde, c'est de surfaire l'importance du Nombre, d'exagérer le rôle qu'il a joué dans l'histoire, de lui sacrifier trop souvent le mérite et de de lui permettre d'agir comme ce citoyen bassement jaloux qui proscrivait Aristide, uniquement parce qu'il était fatigué de l'entendre appeler le Juste.
Source : Gallica

Félix Battanchon Le nombre et la raison, ou Revision du suffrage universel (1873)

La souveraineté du peuple serait l'expression de la France intelligente et libérale et non de l'Ignorance et de la Passion. Nous aurions une démocratie organisée et non une démagogie légalement constituée. Fondé sur la Raison et non plus sur le Nombre aveugle, l'ordre social et politique offrirait des garanties de conservation et de stabilité, le capital irait avec confiance au-devant du travail, les associations se multiplieraient, et nous verrions peut-être enfin se réaliser l'harmonieuse alliance de l'Autorité et de la Liberté.
Source : Gallica

Félix Battanchon Le nombre et la raison, ou Revision du suffrage universel (1873)

Dans les villes, envieux, plein d'illusions et d'une suffisance pédantesque, qui serait visible si elle n'était alarmante, facilement excitable, le suffrage universel suivra toujours les ambitieux et les agitateurs qui le flattent et lui promettent une illégitime disposition du capital et la licence des libertés illimitées; il les suivra jusqu'au jour prochain où, ruiné par l'anarchie, il se hâtera, lui aussi, de réclamer un César ou une Convention, ce césarisme collectif et anonyme.
Source : Gallica

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