Résumé

Le suffrage universel et la réforme électorale (1872)

Ceux qui ont cru à l'influence pacificatrice de cette institution ont été bien naïfs. Ils ne connaissent pas la race des révolutionnaires à qui nous la devons.
Les révolutionnaires ne veulent qu'une chose, n'ambitionnent qu'une chose, sous les noms divers dont ils l'affublent, — république, liberté, suffrage universel; — cette chose, c'est le pouvoir.
Tant qu'ils ne l'ont pas, tout est à reprendre, tout est à refaire. Si le suffrage universel les condamne, c'est qu'on l'a faussé.
Source : Gallica

Le suffrage universel et la réforme électorale (1872)

Non, l'impôt indirect n'a aucun des caractères qui font de la contribution directe une garantie sociale et le principe d'un droit d'intervention dans les affaires publiques : il ne peut lui être assimilé, ni quant à sa nature, ni quant à ses effets, et si je puis dire, à sa vertu morale et politique. Essentiellement mobile et diffus, invisible et insaisissable dans son action, à bien dire il est payé, non par l'homme, mais par la chose; l'homme ne le paie que par voie détournée, par ricochet, sans le vouloir et souvent sans le savoir.
Source : Gallica

Le suffrage universel et la réforme électorale (1872)

La souveraineté du peuple , au contraire , telle que les radicaux l'entendent, c'est tout simplement la volonté de la foule , le caprice ou la passion des masses populaires; c'est en un mot la souveraineté du nombre ; et cette souveraineté, elle a pour organe naturel le suffrage universel.
Ignorante, crédule, passionnée, obéissant à toutes les excitations des partis , cette souveraineté du peuple n'est pas un moyen de gouvernement, cen'est qu'un instrument révolutionnaire, une machine de guerre, un engin de destruction et de démolition.
Source : Gallica

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