Résumé

Émile Renard Les étudians à Paris : scènes contemporaines… (1841)

Est-ce ma faute à moi si tu t'entêtes à rester enfouie dans cette société qui n'est pas la nôtre, parmi tous les gens que personne ne connait? C'est bien la peine, en vérité, d'avoir trois cent mille livres de rentes, le plus bel hôtel de Paris, et la bonne volonté de donner des fêtes splendides!
JULIE. — Ah ! Sidonie, que tu es injuste !
Parmi tous ceux que tu dédaignes, parmi tous
ceux que personne ne connatt, dis-tu, il y a pourtant des gens bien distingués, ayant le goût des arts, des lettres, de la bonne conversation et de tout ce qui fait être de bonne compagnie.
Source : Gallica

Émile Renard Les étudians à Paris : scènes contemporaines… (1841)

Adrien pouvait d'ailleurs avoir quelque confiance dans ses moyens de plaire. Bien pris dans sa taille, et joignant à une physionomie expressive les manières les plus gracieuses, il était ce qu'on peut appeler un joli cavalier.
Valérie avait dù au moins être flattée de ses hommages; elle avait pu remarquer aussi dans ses traits cette expression de douceur et de franchise qui leur était naturelle, et que rendaient encore plus entraînante les émotions de la danse et du plaisir. Quel écueil pour un jeune cœur qui ne demande qu'à s'ouvrir à la confiance et à l'amour !
Source : Gallica

Émile Renard Les étudians à Paris : scènes contemporaines… (1841)

Frascati, où les femmes sont admises, réunit, au contraire, plus d'un genre de séduction : luxe et fraîcheur des salons, diversité des jeux et des physionomies, éclat dès toilettes. Ici, tout prend l'aspect du beau mande, depuis le valet qui se cache sous l'habit du maître, jusqu'à la femme jadis éntretenue qui s'efforce de ranimer, sous une couche de fard, des traits flétris par les ans, le
vice et la misère. Heureusement l'intervention de la police et le taux élevé du jeu ne permettent guère à l'étudiant l'accès de Frascati.
Abel y fut admis sous le patronage de Bourdillac
Source : Gallica

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