Victor Perceval

Résumé

Victor Perceval La maîtresse de Monsieur le duc (1879)

Ces messieurs venaient à peine de partir, lorsque, poussant avec fracas la porte du salon, un jeune gommeux s'y précipita, à peu près comme les coryphées qui, des coulisses, bondissent sur la scène, les bras arrondis et la bouche en cœur. Puis il roula de poitrine en poitrine, étouffant tour à tour dans ses bras l'assistance muette d'étonnement.
— Le père, la mère, les petites sœurs, toute la sainte famille! s'écria Hector Roussel; c'est attendrissant, ma parole d'honneur! j'y vais de ma larme! Tout le monde va bien? pareillement, merci! Il fait soit en diable!
Source : Gallica

Victor Perceval La maîtresse de Monsieur le duc (1879)

Mme Dufresne s'était alors vainement creusé la cervelle pour deviner d'où ces renseignements pouvaient venir. Tout ne s'expliquait-il pas aujourd'hui par l'intimité des deux jeunes gens? Oui.
non. peut-être. quel dédale!. Toujours est-il que, de ce que Léona avait été un instant la maîtresse de Maxime — de ce que Clarisse était maintenant aimée de Roger — de ce qu'elle était l'une et l'autre — de ce que ces deux hommes, le passé et le présent, allaient se voir tous les jours, se lier davantage encore — de ce que tous trois se
trouveraient forcément réunis dans le même monde.
Source : Gallica

Victor Perceval La maîtresse de Monsieur le duc (1879)

Clarisse, venez donc que je vous parle 1 dit à demivoix Mlle Hébert en se penchant vers Mme Dufresne.
Un sourire accompagne cette invitation, mais le ton est un peu bref, et le visage de Victoire a une expression tellement étrange que Clarisse frissonne de la tête aux pieds.
Cette jeune fille à l'apparence si calme lui fait peur; elle la sent en proie à la plus effrayante colère: cela se voit à la pâleur de son front, à ses paupières légèrement rougies, à l'éclat fulgurant de ses yeux que traversent des lueurs d'acier.
Source : Gallica

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